REFORMER D'URGENCE LA CHAMBRE D'AGRICULTURE

Elus en 2010 au cours du scrutin organisé dans les dix régions par le ministre de l'agriculture et ses collègues des forêts et de l'élevage, les 200 membres de la chambre d'agriculture, des pêches, de l'élevage et des forêts du Cameroun, CAPEF ont solennellement été installés au palais des congrès le 10 mai 2011 dans l'euphorie générale. Jean Nkuete, ministre de l'agriculture leur a, à cette occasion, prescrit une feuille de route à concrétiser en deux ans.
Le 26 février 2014, le président de la chambre consulaire et ses honorables confrères ont tenu leur 4ème assemblée générale. Janvier Mongui Sossombo en a profité pour dresser un bilan volontairement noirci des relations avec le ministère de l'agriculture, celui de l'élevage et celui des forêts et de la faune. Il dénonce le non versement des crédits délégués régulièrement budgétisés, il revendique l'organisation annuelle des comices agropastoraux dans les régions, il réclame l'implication effective de la CAPEF dans les processus d'attribution des appuis divers aux acteurs du secteur agropastoral mais surtout il exige que l'on lui rétrocède les fonds alloués à l'organisation de ces événements et actuellement gérés par les ministères ...et pour finir, il attend une clarification des missions dévolues à la chambre d'agriculture et celles de ses tutelles. A cet effet, il a saisi le premier ministre et un groupe de travail interministériel planche actuellement sur le sujet, nous a-t-il déclaré.
Le président Sossombo est- il dans son rôle lorsqu'il s'écrit " Je suis indigné ", joue-t-il vraiment le jeu de la transparence, la gestion budgétaire de la chambre depuis 2011 respecte-t-elle l'équilibre fonctionnement/investissement ? Lorsque l'on regarde de près cette gestion, on découvre que les sommes allouées au fonctionnementreprésentent un peu plus de 50% du budget alors que l'investissement ne vaut que le quart des dépenses qui sont programmées. La chambre a initié plusieurs programmes dont le programme de développement communautaire intégré des bassins Nyong et Sanaga et de Yoyo, dénommé NYSAYO et le programme d'appui à la production et la transformation des racines et tubercules. Toutes ces initiatives après leur lancement officiel sont aujourd'hui en hibernation faute de financement. Comment pensez vous que le MINADER va y mettre de l'argent alors qu'il développe lui-même le programme de développement et de valorisation des racines et tubercules et du bananierplantain ?
La CAPEF est une chambre consulaire. Elle est chargée de représenter et de défendre l'ensemble des acteurs économiques dans les secteurs agricoles, des pêches, de l'élevage et des forêts mais elle a aussi la charge de défendre les intérêts des propriétaires terriens, des salariés dans les fermes et des organisations agricoles telles les coopératives les GIC, les mutuelles de crédit et même les syndicats agricoles. En ce sens, sa première mission est donc la représentation des intérêts des agriculteurs auprès des pouvoirs publics et des collectivités territoriales.A cet effet, elle doit le faire à travers des analyses, des propositions, sa participation au débat public sur des thèmes majeurs. Sa seconde mission est d'améliorer la performance de manière durable de l'agriculture sur l'ensemble du territoire. Elle doit offrir des services de proximité aux professionnels agricoles et aux forestiers. Il ne s'agit pas d'aller créer des doublons dans les services que proposent déjà les différents ministères de tutelle et qui ont prioritairement en charge le développement rural.
Dans l'intérêt de la chambre d'agriculture du Cameroun et dans la perspective de la mise en place d'une agriculture de 2ème génération, l'enjeu est ailleurs. Il est d'ordre professionnel : c'est la reconnaissance de la profession d'agriculteur comme une profession à part entière. Il est d'ordre économique avec la diffusion des informations administratives, des statistiques agricoles, du soutien à l'investissement par des crédits bancaires, de la formation aux nouvelles techniques de manage- ment. Il est d'ordre social avec la création d'une pension vieillesse pour les vieux agriculteurs.Il faut arrêter ces querelles de clocher qui sont autant de vains combats et qui font perdre du temps à tout le monde. La sagesse impose de procéder sans attendre à une reforme en profondeur du fonctionnement de la chambre. Les vrais indignés, ce sont les paysans qui vous regardent et ce sera bientôt la population qui va crier sa faim dans les rues comme en 2008,
alors messieurs les honorables membres de la CAPEF, AU TRAVAIL
Promotion of FAIRTRADE
in Cameroon

Matthias Dessu, is Cameroonian and promoter of an organization based in the center of Germany; 30 km from Frankfort. He recently came in Douala , Cameroon to do prospection, sensitization and promotion of FAIRTRADE. To this effect, he has organized a workshop in Douala. Many operators of the sector just as BIOTROPICAL and others were present. Many experts also attended the mee- ting. This allowed him to better know the environment of agric production in the country. Its aim is help small stockholders to penetrate this new market: "We want to put a link between Cameroonian producers who work in the BIO products and/or German consumers who are interested with this kind of products.
BIO products doesn't necessarily means select product. Let's say that it is some products which respect a certain number of norms referred to FAIR- TRADE. In Cameroon for example one knows that a lot of agricultural producers don't have enough money to buy some pesticides.We can say therefore that their products are at priori BIO product. Today in Europe, BIO products are accessible to a particularly class of citizens. You know that for the last ten years, with the relaunch of the growth, there are more and more citizens who are ready to buy some BIO products." There is therefore currently in Europe a real emphasis Cameroonian BIO products. However, FAIR- TRADE has its specificities that are different of conventional markets and it is necessary to be accompanied to answer the norms required for your products: "We want to help producers, especially small producers to improve their conditions of life by exporting their products on Europea and American markets. In Cameroon, we are in partnership with LIGNE ROUGE who is member of the AGOA project and who has accepted to move with these small producers free of charges for the ex port of their products. We have another partnership with FAIRTRADE organiza- tion that is represented in Cameroon by Colbert Sangnie. He is going to move with producers all along the process of certification. This process is not free but funds are allocated to small producers
who respect the process. " However, it is not simple to integrate FAIRTRADE. It is necessary to be certified and well structured: "The individual must first regroup in organization, GIC, union or cooperative. In the domain of FAIRTRADE, the democratic criterion is essential: "one man, one vote " . It is necessary to adhere to a democratic structure therefore, then you request to a representative. FAIR TRADE of your country. It is necessary to make a demand. At each step of the certification, there is an agent who assists you and answers to your questions. "
Colbert Sangnie of FAIR TRADE has assured us that he is available. You can join it by SMS or by promenade. He will bring you all information on FAIRTRADE. But the problem that he has to shares his time between Mali and Cameroon.